page mise à jour le 4 août 2014

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Les textes, psaumes et prières présentés ici m'ont été communiqués par Simon Darmon.
Ils sont extraits pour la plupart de
" לְ קֵ ץ   הַ יָּ מִ י ן , Quand viendra l'heure... ", l'ouvrage qu'il a publié sur le rituel juif du deuil, selon le rite algérois de Ribach, Rachbats et Rachbach.

 

La visite au cimetière

Il est d'usage à certaines époques de l'année d'aller prier sur les tombes des personnes qui nous ont été chères. C'est que nous croyons en l'immortalité de l'âme et que nous avons la conviction que, bien que séparés de nous, ceux dont nous vénérons la mémoire veillent toujours sur nous et autour de nous.
Mais n'oublions pas que, pour que notre prière soit efficace, il faut qu'elle soit accompagnée de l'exercice de la tsedaka (charité, bienfaisance, justice). La tsedaka est un des principes de justice du judaïsme dont la traduction habituelle par "charité" ne donne pas sa réelle dimension, puisque pour le judaïsme donner à un malheureux n'est pas lui accorder de la charité, c'est faire justice.

Quand aller au cimetière

Il n'est pas possible d'aller au cimetière le Chabbat ou un jour de fête (Pessah, Chavouot, Souccot, Roch Hachana et Kippour).
Il n'y a pas non plus de visite au cimetière à Roch Hodech (le premier jour de chaque mois), Hanoucca, Pourim, Hol Hamoed (la période intermédiaire entre le premier et le dernier jour de Pessah et entre le premier et le dernier jour de Souccot) ainsi que pendant tout le mois de Nissan. Mais si on a une obligation, par exemple que l'Azguer (anniversaire de la mort du défunt) tombe un de ces jours-là, on y va. Et point n'est besoin de changer la date de l'Azguer (sauf si c’est Chabbat ou un jour de fête).

Tous les autres jours la visite au cimetière est possible, mais l'usage est d'aller au cimetière le vendredi, et il est recommandé d'y aller les veilles de Roch Hodech.
Les visites sont particulièrement recommandées les veilles de Roch Hachana (premier jour du mois de Tichri et premier jour de l'année), de Roch Hodech Nissan (premier jour du mois de Nissan, jour où le Tabernacle fut inauguré) et de Roch Hodech Eloul (premier jour du mois d'Eloul, jour où Moïse est remonté au Mont Sinaï pour recevoir les Tables de la Loi).
La veille de Yom Kippour est aussi l'un des jours les plus propices pour faire une visite au cimetière.

Cimetière virtuel

Le site du cimetière de Saint-Eugène est un cimetière virtuel où vous pouvez lire les psaumes et faire les prières adéquates comme si vous vous trouviez devant les tombes réelles.
Sur la page contenant les informations du défunt dont vous voulez honorer la mémoire, vous pouvez suivre les indications qui sont à l'écran pour écouter le psaume 91 et faire la Rahamana de rite algérois enregistrés spécialement pour le site de Saint-Eugène par le hazan Philippe Darmon.

Par précaution le Kadich n’a pas été enregistré, il faut se rappeler en effet qu’il ne peut être dit qu’en présence d’un minyane (c'est-à-dire au moins dix hommes).

Lecture des psaumes

Auprès d'une tombe on commence par la lecture des psaumes 90 à 100. On lira prioritairement le psaume 91, ci-dessous:

Hébreu:

יֹשֵׁב בְּסֵתֶר עֶלְיוֹן, בְּצֵל שַׁדַּי יִתְלוֹנָן: אֹמַר לַיְהֹוָה מַחְסִי
וּמְצוּדָתִי, אֱלֹהַי אֶבְטַח בּוֹ: כִּי הוּא יַצִּילְךָ מִפַּח יָקוּשׁ, מִדֶּבֶר
הַוּוֹת: בְּאֶבְרָתוֹ יָסֶךְ לָךְ, וְתַחַת כְּנָפָיו תֶּחְסֶה, צִנָּה וְסֹחֵרָה
אֲמִתּוֹ: לֹא תִירָא מִפַּחַד לָיְלָה, מֵחֵץ יָעוּף יוֹמָם: מִדֶּבֶר בָּאֹפֶל
יַהֲלֹךְ, מִקֶּטֶב יָשׁוּד צָהֳרָיִם: יִפֹּל מִצִּדְּךָ אֶלֶף, וּרְבָבָה מִימִנֶךָ,
אֵלֶיךָ לֹא יִגָּשׁ: רַק בְּעֵינֶיךָ תַבִּיט, וְשִׁלֻּמַת רְשָׁעִים תִּרְאֶה: כִּי
אַתָּה יְהֹוָה מַחְסִי, עֶלְיוֹן שַׂמְתָּ מְעוֹנֶךָ: לֹא תְאֻנֶּה אֵלֶיךָ רָעָה,
וְנֶגַע לֹא יִקְרַב בְּאָהֳלֶךָ: כִּי מַלְאָכָיו יְצַוֶּה לָּךְ, לִשְׁמָרְךָ בְּכָל
דְּרָכֶיךָ: עַל כַּפַּיִם יִשָּׂאוּנְךָ, פֶּן תִּגֹּף בָּאֶבֶן רַגְלֶךָ: עַל שַׁחַל
וָפֶתֶן תִּדְרֹךְ, תִּרְמֹס כְּפִיר וְתַנִּין: כִּי בִי חָשַׁק וַאֲפַלְּטֵהוּ,
אֲשַׂגְּבֵהוּ כִּי יָדַע שְׁמִי: יִקְרָאֵנִי וְאֶעֱנֵהוּ, עִמּוֹ אָנֹכִי בְצָרָה,
אֲחַלְּצֵהוּ וַאֲכַבְּדֵהוּ: אֹרֶךְ יָמִים אַשְׂבִּיעֵהוּ, וְאַרְאֵהוּ בִּישׁוּעָתִי:

Phonétique:

Yochev beseter ‘elyone, betsel chadaï yitlonane. Omar lAdonaï ma'hsi oumtsoudati, Elohaï evta'h bo. Ki hou yatsilekha mipa'h yakouch, midéver havot. Beévrato yassekh lakh, veta'hat kenafav té'hsé, tsina veso’héra amito. Lo tira mipa'had laïla, mé'hets ya'ouf yomam. Midéver baofel yahalokh, mikétev yachouv tsahoraïm. Yipol mitsidekha élef, ourvava miminékha, élékha lo yigach. Rak be'énékha tabit, vechiloumat recha'im tir-é. Ki ata Adonaï ma'hsi, 'élyone samta me'onékha. Lo teouné élékha ra'a, venéga' lo yikrav beaholékha. Ki mal'akhav yetsavé lakh, lichmorkha bekhol derakhékha. 'Al kapaïm yisa-ounkha, péne tigof baévéne raglékha. 'Al cha'hal vaféténe tidrokh, tirmoss kefir vetanine. Ki bi 'hachak vaafaletéhou, assaguevéhou ki yada' chemi. Yikraéni ve'énéhou, 'imo anokhi betsara, a'haletséhou vaakhabedéhou. Orékh yamim asbi'éhou, vear'éhou bichou'ati.

Le Kadich

Après la lecture des psaumes, et à la condition d'être au moins dix hommes (minyane), on récite le Kadich, courte prière écrite en araméen.

Hébreu:

יִתְגַדַּל וְיִתְקַדַּשׁ שְׁמֵיהּ רַבָּא )אָמֵן ( .
בְּעָלְמָא דִי בְרָא כִרְעוּתֵיהּ, וְיַמְלִיךְ מַלְכוּתֵיהּ, וְיַצְמַח פּוּרְקָנֵיהּ, וִיקָרֵב מְשִׁיחֵיהּ )אָמֵן ( .
בְּחַיֵּיכוֹן וּבְיוֹמֵיכוֹן וּבְחַיֵּי דְּכָל בֵּית יִשְׂרָאֵל בַּעֲגָלָא וּבִזְמַן קָרִיב וְאִמְרוּ אָמֵן )אָמֵן ( .
יְהֵא שְׁמֵיהּ רַבָּא מְבָרָךְ, לְעָלָם לְעַלְמֵי עָלְמַיָּא יִתְבָּרַךְ, וְיִשְׁתַּבַּח, וְיִתְפָּאַר, וְיִתְרוֹמָם, וְיִתְנַשֵּׂא, וְיִתְהַדָּר, וְיִתְעַלֶּה, וְיִתְהַלָּל, שְׁמֵיהּ דְּקֻדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא )אָמֵן ( .
לְעֵילָא מִן כָּל בִּרְכָתָא, שִׁירָתָא, תִּשְׁבְּחָתָא, וְנֶחָמָתָא, דַּאֲמִירָן בְּעָלְמָא וְאִמְרוּ אָמֵן )אָמֵן (
יְהֵא שְׁלָמָא רַבָּא מִן שְׁמַיָּא, חַיִּים וְשָׂבָע, וִישׁוּעָה, וְנֶחָמָה, וְשֵׁיזָבָא, וּרְפוּאָה, וּגְאֻלָּה, וּסְלִיחָה, וְכַפָּרָה, וְרֶיוַח, וְהַצָּלָה, לָנוּ וּלְכָל עַמּוֹ יִשְׂרָאֵל וְאִמְרוּ אָמֵן )אָמֵן ( .
עוֹשֶׂה שָׁלוֹם בִּמְרוֹמָיו, הוּא בְרַחֲמָיו יַעֲשֶׂה שָׁלוֹם עָלֵינוּ וְעַל כָּל עַמּוֹ יִשְׂרָאֵל וְאִמְרוּ אָמֵן )אָמֵן ( .

Phonétique:

Yitgadal veyitkadach chemeh raba (amen).
Bealma di bera kir-outeh, veyamlikh malkhouteh, veyatsmah pourkaneh vikarev mechiheh (amen).
Behayekhone oubyomékhone oubhayé dekhol bét Yisrael, ba’agala oubizmane kariv ve-imrou amen (amen)
Yehé chemeh raba mevarakh, lealam oul-almé ‘almaya, yitbarakh, veyichtabah, veyitpaar, veyitromam, veyitnassé, veyit-hadar, veyit-‘alé, veyit-halal, chemeh dekoudcha berikh hou, (amen).
Le’éla mine kol birkhata, chirata, tichbe’hata, vené’hamata, daamirane bealma, ve-imrou amen (amen).
Yehé chelama raba mine chemaya, ‘hayim vesaba, vichou’a, vené’hama, vechézaba, ourfoua, oug-oula, ousli’ha, vekhapara, verévah vehatsala, lanou oulkhol ‘amo Yisrael, ve-imrou amen (amen).
Ossé chalom bimromav, hou bera’hamav ya’assé chalom ‘alénou ve’al kol ‘amo Yisrael, ve-imrou amen (amen).

La Rahamana

Rahamana signifie "Dieu de clémence". On nomme ainsi cette courte prière parce qu'on invoque la clémence de D. en faveur du défunt. Le texte est spécifique à la communauté d'Alger et date de l'époque de nos Rabbanim lorsqu'ils étaient en Espagne.
Il y a plusieurs sortes de Rahamana :
- celle pour nos Rabbanim Ribach, Rachbats et Rachbach,
- celle pour les rabbins et les Sages de la communauté,
- celle pour les hommes,
- celle pour les femmes.
Les autres communautés séfarades nomment aussi cette prière la Hachkaba, les communautés aschkénazes la nomment El male rahamim.

Rahamana pour un homme

Hébreu:

נְחוֹת נַפְשָׁן וּשְׁבִיקַת עֲוַיָּן, וּסְלִיחַת חוֹבִין, וְדוּכְתָּא מֵעַלְיָא, וְחוּלָקָא טָבָא, הַרְחָקַת פֶּשַׁע וְהַקְרָבַת יֶשַׁע, נוֹחַ נְשָׁמוֹת וְכִפּוּר אֲשָׁמוֹת, וְחִלּוּץ עֲצָמוֹת מֵאֶת שׁוֹכֵן מְרוֹמוֹת. תִּהְיֶה לְנֶפֶשׁ וְרוּחַ עַל כְּבוֹד הַזָּקֵן...
הַבָּחוּר...

שֶׁנִּפְטַר לְבֵית עוֹלָמוֹ כִּרְצוֹן אֱלֹהָיו, מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים בְּרַחֲמָיו יְרַחֵם עָלָיו )אָמֵן(, מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים בַּחֲסָדָיו יְגוֹנֵן עָלָיו )אָמֵן(, הַמָּקוֹם בְּרַחֲמָיו יַזְכִּירֵהוּ וְיַפְקִידֵהוּ עִם כָּל הַצַּדִּיקִים שֶׁבְּגַן עֶדֶן. מֵתֵינוּ וּמֵתֵי כָּל עַמּוֹ בֵּית יִשְׂרָאֵל, בִּכְלַל הָרַחֲמִים וְהַסְּלִיחוֹת, וְכֵן יְהִי רָצוֹן וְנֹאמַר אָמֵן.

Phonétique:

Ne’hot nafchane ouchvikate ‘avayane, ouseli’hate ‘hovine, vedoukhta me’alia, ‘houlaka tava, har’hakat pécha’ vehakravate yécha’, noa’h nechamot vekhipour achamote, ve’hilouts ‘atsamot meéte chokhéne meromote. Tihyé lenéféch veroua’h ‘al kevod (Citer le prénom. S’il s’agit d’une personne âgée) hazakéne…, (ou d’une personne jeune, citer le prénom) ktsar hayamim…, (ou d’un célibataire, citer le prénom.)
Chéniftar levéte ‘olamo kirtsone Elohav. Mélekh malkhé hamelakhim bera’hamav yera’hem ‘alav (amen), mélekh malkhé hamelakhim ba’hassadav yegonéne ‘alav (amen). Hamakom bera’hamav yizkeréhou veyafkedéhou ‘im kol hatsadikim chébegane ‘édéne. Méténou oumété kol ‘amo béte Yisraël, bikhlal hara’hamim vehaseli’hote, vekhéne yehi ratsone venomar amen.

Rahamana pour une femme

Hébreu:

אֵל אֱלֹהֵי הָרוּחוֹת לְכָל בָּשָׂר, הוּא יִפְקוֹד לְטוֹבָה לְרוּחַ הַכְּבוֹדָה וְהַצְּנוּעָה, הָאִישָׁה אֶשֶׁת חַיִל, מָרַת...

שֶׁנִּפְטְרָה לְבֵית עוֹלָמָהּ כִּרְצוֹן אֱלֹהֶיהָ, מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים בְּרַחֲמָיו יְרַחֵם עָלֶיהָ )אָמֵן(, מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים בַּחֲסָדָיו יְגוֹנֵן עָלֶיהָ )אָמֵן(, הַמָּקוֹם בְּרַחֲמָיו יִזְכְּרֵהָ וְיַפְקִידֵהָ עִם כָּל הַצַּדְקָנִיּוֹת שֶׁבְּגַן עֶדֶן. מֵתֵינוּ וּמֵתֵי כָּל עַמּוֹ בֵּית יִשְׂרָאֵל, בִּכְלַל הָרַחֲמִים וְהַסְּלִיחוֹת, וְכֵן יְהִי רָצוֹן וְנֹאמַר אָמֵן.

וֹת, וְכֵן יְהִי רָצוֹן וְנֹאמַר אָמֵן.

Phonétique:

El Elohé harou’hote vekhol bassar, hou yifkode letova leroua’h hakevoda vehatsenou’a, haïcha échéte ‘hayil, marate (citer son prénom) …
Chéniftera levéte ‘olamah kirtsone Elonéha. Mélekh malkhé hamelakhim bera’hamav yera’hem ‘aléha (amen), mélekh malkhé hamelakhim ba’hassadav yegonéne ‘aléha (amen). Hamakom bera’hamav yizkeréha veyafkidéha ‘im kol hatsadkaniyote chébegane ‘édéne. Méténou oumété kol ‘amo béte Yisraël, bikhlal hara’hamim vehaseli’hote, vekhéne yehi ratsone venomar amen.

 

 


 

 

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